Interview de Géraud Bauza, Graphiste-Peintre, alias Rauky

  07 février 2018

Géraud Bauza, Graphiste-Peintre, alias Rauky 1) Bonjour Géraud, tu es graphiste indépendant et peintre sous le pseudonyme Rauky, peux-tu nous dire en quelques mots comment fonctionne ton activité ?
Mon activité de graphiste n’est pas un job alimentaire. Même si aujourd’hui ma passion est la peinture et j’espère mon futur, je tire mon équilibre de la complémentarité de ces 2 activités. J’ai acquis le sens de la mise en page grâce à ces années de graphisme, ainsi qu’une culture graphique qui se retrouve dans ma peinture. Je dirai donc que si les 2 activités sont liées, l’une est bien plus intime car je m’y montre alors que dans le cadre de l’autre, je réponds à un brief.

2) Quel a été ton parcours universitaire et quel a été ton parcours professionnel avant de créer ta société ?
J’ai tenté les Beaux-Arts et l’esprit ne m’a pas correspondu. J’avais besoin d’un enseignement concret et encadré, je suis donc parti en BTS puis Licence, je ne regrette pas du tout. Ensuite j’ai travaillé 6 ans en agence sur Lyon et Paris. J’ai pu opérer pour de gros budgets comme Palladium à l’époque, Handicap International (campagne TV et cinéma) et autres... Mais je savais que je voulais travailler seul car je ne voulais pas faire de concession sur les choix et directions. Je suis donc parti en freelance en 2008 et je ne regrette pas. Il y a des hauts, des bas, et des très hauts. L’entrepreneuriat : c’est les montagnes russes et ça forge l’humilité. Je trouve que c’est une fantastique école de la vie.

3) Comment imagines-tu ta situation dans 10 ans ?
Sans doute comme aujourd’hui, toujours partagé entre mes 2 métiers ou alors complètement artiste-peintre. Je crois que pour vivre pleinement sa vie, il faut savoir parfois lâcher une époque pour en embrasser une autre. Je suis graphiste depuis 15 ans, si demain l’énergie que je mets dans la peinture me permet de ne faire que ça, alors j’accepterai et le vivrai à fond. Mais avant ça il faut redoubler d’effort car personne ne nous attend, comme on dit, « no pain, no gain »

4) Quel métier voulais-tu faire quand tu étais plus jeune ?
Le souvenir le plus concret d’un métier fantasmé quand j’étais jeune, si on met de côté policier, pompier, astronaute, c’était directeur artistique dans la publicité, donc c’est fait.

5) Quelle était ton idole quand tu étais enfant ?
Je crois que je n’ai jamais eu d’idole. Mais j’ai toujours été sensible aux hommes et femmes qui se créent un destin. J’ai lu des biographies. Tu constates que pour arriver à quelque chose il faut une force de caractère exceptionnelle et nous ne l’avons pas tous, ce qui n’est pas problématique en soi, il faut surtout optimiser ses forces.

6) Si tu avais un conseil à donner aux plus jeunes qui souhaitent se lancer dans l’entreprenariat aujourd’hui, quel serait-il ?
Je dirais qu’il ne faut pas se mentir. Il ne faut pas se lancer juste pour le plaisir de dire, « je monte ma boîte ». Si 50% d’entre elles ferment dans la première année ce n’est pas un hasard. Il faut sentir l’entrepreneuriat comme une rage ou une évidence, sinon je pense que c’est perdu. Il faut également savoir que personne ne nous attend, donc quand on est fatigué, qu’on se dit « j’ai tout donné », et bien non. Il faut encore y aller. Ce n’est pas négatif, c’est très pragmatique. Et parfois la chance intervient, mais il faut savoir la créer...

7) Pour finir, que penses-tu du concept KiNOWU ?
Je trouve le concept très intéressant et moderne. Je pense que le web atteint différents niveaux de maturité régulièrement et là nous en sommes à un point qui permet aux gens de comprendre qu’on peut tout trouver par soi-même, avec une logique locale, et humaine. KiNOWU me paraît s’inscrire dedans et je trouve cela super positif. Je vous souhaite longue vie !

Rauky - www.rauky.com